A la faveur du crépuscule d'été...

- 27 Août 2015 - "Alors j'écoute du Miles Davis" [Navii]

 

Cher Septembre,

 

Je te rêve depuis l'agonie d'Août, depuis ces jours emplis de gouttes de pluie, bien plus qu'il n'en était promis. La nonchalence et le farniente ont disparu un peu vite, sous ce ciel schizophrène qui n'en fait qu'à sa tête. Alors, on s'est tous remis un peu précipitamment à courir entre les gouttes, pas vraiment prêts, finalement, un peu tremblants.

Je retrouve avec délectation l'envie de ces soirées au coin de mes bougies, d'un thé, des pages pleines de jolis mots d'un livre. Mon cocon. Mon cocon.

Tu sais, Septembre, tu as toujours été mon Janvier, mon début d'année. Mon mois à résolutions, mon début de saison, mon entrée dans les starting blocks. Mon septembre respire les cahiers neufs, encore vierges de nos projets, les boots qu'on réenfile avec précaution, comme si on avait oublié comment c'était, les défis qu'on se lance, les demains qu'on se crée.

Ce Septembre-là, je l'attends différents, je le sais impatient, je l'annonce chamboulement.

Mon cocon, mon cocon, mon joli cocon.. Mon cocon se déplace un peu plus loin, pour se créer un nouvel ailleurs qu'on espère dessiner plein de sourires, d'espoir, d'allant.

 

Cher Septembre,

 

Ces derniers jours avant toi me pèsent, lourds, si lourds de crainte, d'un bout de panique et d'un soupçon de nostalgie. Ballotée un peu violemment entre excitation fébrile et peur panique, je me raccroche à toi. Sache prendre ton temps, offre nous encore un petit répit, les quelques rayons de lumières qui suffisent parfois à nous dire "tout va bien se passer, respire, rassure-toi".

 

Cher Septembre,

 

Ne brunit pas les feuilles des marronniers trop vite,

Ne retient pas le soleil trop tôt,

Ne laisse pas la frayeur me retenir.

 

 

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